Comment transformer tes points faibles en avantages concurrentiels (grâce à David et Goliath)

La plupart des gens ont l’impression que leurs points faibles les limitent.

Moi-même, je l’avoue… Je me suis longtemps trouvé de ce côté.

Et puis, je suis tombé sur le livre « La Loi David et Goliath » de Malcolm Gladwell, qui a complètement bouleversé ma vision des choses.

En fait, tout est parti de cette simple histoire…

J’ai réalisé que si David, en apparence le faible, avait battu Goliath, en apparence le fort, ce n’était pas sur un coup du sort improbable, comme on le dit souvent…

Mais parce qu’il avait su tirer profit des faiblesses insoupçonnées de son adversaire, ainsi que de ses propres forces (largement sous-estimées par Goliath), pour mener le duel à son avantage.

Alors voilà : dans cet article, je vais revenir sur le fameux duel entre David et Goliath, pour t’expliquer :

  • Pourquoi David n’était pas aussi faible qu’on le croit
  • Comment il a réellement vaincu Goliath
  • Et comment tu peux te servir de tout ça pour apprendre, toi aussi, à transformer tes pires faiblesses en avantages concurrentiels décisifs !

1. La vraie raison pour laquelle David a battu Goliath

Le combat entre David et Goliath est évidemment un mythe qui, tel qu’on le raconte, n’a certainement jamais existé.

Néanmoins, c’est un mythe autour duquel s’est construit une croyance : Parfois, les faibles triomphent des forts de façon improbable.

Or, disons-le tout de suite : cette histoire n’en est clairement pas l’illustration.

En fait, le truc, c’est que pour la plupart des gens, si David bat Goliath alors qu’il est pourtant présenté comme le protagoniste le plus faible de cette histoire, c’est parce qu’il se passe un événement divin improbable, et puis c’est tout.

Mais je dois avouer une chose : en matière d’explication insatisfaisante, difficile de faire mieux. 🙂

Et c’est sans doute pour ça que j’ai trouvé l’approche de Malcolm Gladwell à la fois si marquante… et si originale.

Mais avant d’en parler, il me faut déjà te présenter les deux protagonistes de cette histoire :

D’un côté, on a Goliath, solide guerrier Philistin de plus de deux mètres de haut à la force colossale, en apparence imbattable sous son énorme armure, doté d’un puissant bouclier, lourdement armé d’une épée, d’un javelot, et d’une lance spéciale à courte portée.

De l’autre, on a David, chétif berger Israëlite qui ne porte rien d’autre que sa tenue de berger, et qui va même jusqu’à refuser l’épée qu’on lui propose pour le combat.

Puis entre les deux, il y a ce fameux conflit entre Philistins et Israélites, que les Philistins proposent de régler en duel pour éviter un massacre. (Une pratique courante à l’époque.)

Alors, les Philistins envoient le puissant Goliath pour régler le duel…

Tandis que chez les Israëlites, c’est le jeune et frêle David qui se porte volontaire…

Le one-shot le plus célèbre de l’histoire

Concrètement, tout le monde s’attend à ce que le jeune berger soit massacré en une minute.

Après tout, il est moins costaud que Goliath.

Il n’a même pas d’arme pour le combat rapproché.

Et comme si ce n’était pas suffisant… Il ne porte pas non plus d’armure.

Alors oui : aux yeux du monde entier, le rapport de force entre David et Goliath est complètement déséquilibré.

Pourtant, si le combat s’avère bref, comme on pouvait s’y attendre…

C’est le résultat qui surprend.

À vrai dire, Goliath n’a même pas le temps de lever la pointe de son épée, que David, qui a ramassé un galet par terre, charge sa fronde (une sorte de lance-pierre), vise son adversaire, et l’atteint violemment en pleine tête.

Le géant s’évanouit sur le champ. David s’approche de lui, prend son épée, et lui assène le coup fatal…

Pourquoi un point fort n’est pas forcément ce que tu crois

Avant d’entrer dans les explications de cette victoire apparemment inattendue, je me dois de préciser que l’analyse de Malcolm Gladwell repose sur un principe fondamental : 

Le plus souvent, nous nous trompons sur ce que nous qualifions de points forts et de points faibles, d’avantages et d’inconvénients.

Et c’est exactement pour ça que nous présentons toujours Goliath comme un personnage fort, en principe imbattable.

Certes, Goliath est gigantesque, habile pour manier les armes, et surtout extrêmement costaud.

Ses qualités effraient… Et c’est sans doute pour ça que personne d’autre que le jeune David ne voulut risquer sa vie en duel contre lui.

Le problème, c’est que tous les points forts de Goliath, dans ce combat, se sont retournés contre lui.

Par exemple, cette armure qui semblait si bien le défendre, mais qui pesait une tonne, l’empêchait de se déplacer rapidement.

Par ailleurs, sa taille gigantesque en faisait, de loin, une cible facile, car massive et lente à se déplacer.

Certains experts vont même jusqu’à expliquer que s’il était si grand, c’était parce qu’il était atteint d’acromégalie, une affection bénigne entraînant une surproduction d’hormones de croissance… et qui altère également la vision. 

(Goliath avait donc du mal à voir de loin, ce qui explique pourquoi il préférait le combat rapproché et pourquoi il n’a pas pu éviter la pierre envoyée par David.)

Pour finir, Goliath s’était préparé à un combat au corps à corps, tant et si bien qu’il n’avait absolument pas envisagé que le duel pouvait prendre une autre tournure…

En bref : même son assurance joue contre lui.

Les points forts insoupçonnés de David

Passons maintenant aux véritables forces de notre vainqueur inattendu.

En fait, si David refuse de porter une armure et une épée, c’est parce qu’il sait qu’au corps à corps, il n’aura pas la moindre chance contre Goliath, qui sur ce terrain-là, est effectivement plus fort que lui.

Alors, il décide de tirer parti de ses compétences à lui : l’agilité, la précision, et la vitesse.

Et le voilà qui ramasse une pierre, arme sa fronde, tire, assomme Goliath avant même que le géant ait pu comprendre ce qui lui arrive… et lui assène le coup de grâce avec sa propre épée.

Bref, ce que j’adore avec cette approche du mythe de David et Goliath…

C’est qu’il n’y a pas de place pour le hasard ou la chance.

En fait, je me rends compte que tout ce qu’on nous présentait comme des faiblesses chez David et des forces chez Goliath n’en étaient pas forcément…

Et que ce qui compte vraiment, c’est l’analyse qu’on fait de chaque situation.

Car c’est ça qui, au fond, permet de tirer profit des faiblesses insoupçonnées d’un adversaire ou d’un concurrent apparemment surpuissant… 

Pour le battre d’une façon à laquelle il ne s’attend pas.

2. La méthode pour transformer tes faiblesses en points forts

Bon.

Maintenant qu’on a vu comment David a réellement battu Goliath, il est temps d’apprendre, toi aussi, à te battre comme un David. 🙂

Et à vrai dire… C’est surtout dans la tête que ça va se passer !

Pour commencer, plantons ce postulat de base : La notion de point fort ou de point faible est généralement relative.

Je veux dire par-là qu’elle se fait la plupart du temps en comparaison avec quelqu’un d’autre.

(Après tout, pour un duel, il faut être au moins deux.)

La méthode que je te propose, pour réussir à transformer tes faiblesses en points forts, se déroule donc en deux étapes.

D’abord, on va voir comment déconstruire les points forts de tes adversaires, pour les retourner contre eux…

Puis on verra concrètement comment tu peux t’y prendre pour transformer tes pires points faibles en des forces redoutables, simplement en ré-apprenant… à analyser.

C’est parti !

Étape n°1 : Transformer les points forts de tes adversaires en faiblesses

Avant toute chose, j’aimerais te dire ceci : 

Fondamentalement, un point fort ou un point faible… Ça n’existe pas.

À la place, il n’y a que des caractéristiques, qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients.

Par exemple, une forte musculature, ce n’est pas objectivement un point fort… 

En fait, c’est une caractéristique, qui entraîne plusieurs avantages comme la capacité à soulever de lourdes charges ou à donner de puissants coups de poing…

Mais c’est aussi quelque chose qui génère des inconvénients, comme de plus grandes difficultés à faire preuve de souplesse ou à soulever son propre poids. (Parce que plus tu es musclé, plus tu pèses lourd, et la force que tu gagnes ne compense pas le poids que tu prends…)

De la même façon, ces avantages ou ces inconvénients ne sont pas absolus… Et c’est ce qui fait que selon les personnes, les situations, etc., ils pourront être perçus parfois à la fois comme des avantages, des inconvénients ou des phénomènes neutres.

(Par exemple, pour conserver une forte musculature, il faudra obligatoirement suivre un régime spécial, ce qui pourra s’avérer être un point positif pour certains ou une contrainte pour d’autres.)

Le problème de l’idéalisation

Le truc, c’est que très souvent, j’observe qu’on a tendance à idéaliser les avantages détenus par nos adversaires.

Imaginons par exemple que tu veuilles lancer ta propre chaîne YouTube, mais que tu te sentes ridicule à côté des géants installés depuis des années, qui ont déjà des millions d’abonnés…

Comment réussir à te faire une place, alors qu’il y a déjà des dizaines de YouTubeurs à succès confortablement installés dans ton domaine ?

La réponse est simple : En choisissant de te battre sur un autre terrain que le leur…

Ce qui, finalement, revient à créer des contenus qu’ils ne proposent pas, pour différentes raisons :

  • Ils ne savent pas les faire.
  • Ils n’osent pas.
  • Ce n’est pas intéressant pour eux.
  • Ce qu’ils font marche déjà bien.
  • Etc.

L’erreur de diagnostic la plus courante :

Le gros problème de la plupart des gens, c’est de penser que les avantages de leurs concurrents sont des facteurs clés du succès.

Parce qu’au final, les personnes qui pensent de la sorte se disent des choses du genre :

  • Je ne peux pas devenir graphiste, car mon portfolio n’est pas assez bon.
  • Je ne suis pas un influenceur crédible, car je n’ai pas assez d’abonnés.
  • Je ne peux pas devenir coach de sport, car je ne suis pas assez musclé.
  • Etc.

Mais tout ça, ce sont juste des erreurs de diagnostic.

Et pour te le montrer, je vais prendre l’exemple des YouTubeurs automobiles.

Concrètement, si je résume en quelques mots le « YouTube Game » de l’automobile (quitte à le caricaturer légèrement), il y a deux types de créateurs :

Les millionnaires qui présentent leurs voitures hors de prix…

Et les journalistes qui font des essais, dans le genre de ceux qui passent à la télé.

À ce stade, la plupart des passionnés d’automobile qui voudraient lancer leur propre chaîne se diront qu’ils n’ont donc aucune chance de percer…

Parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’acheter ou de louer des voitures de luxe…

Qu’ils ne connaissent personne pour leur en prêter…

Et qu’ils ne sont pas journalistes.

Mais il n’y a rien de plus faux.

La solution pour battre tout le monde : Changer de terrain

Effectivement, si tu te mets en tête de te faire une place sur YouTube en faisant exactement ce que font déjà des chaînes ultra populaires…

Ça va être compliqué.

Et c’est exactement pour ça que si tu te retrouves dans cette situation, la seule solution qui s’offre à toi, c’est de te battre sur un autre terrain que celui de tes adversaires.

Tous les Goliath s’attendent à un combat au corps à corps.

Mais si tu veux l’emporter, c’est en David que tu dois te comporter.

Et pour ça, il faut faire preuve de créativité. (Non pas dans le contenu lui-même, mais dans la réflexion stratégique.)

Justement, c’est ce qu’a fait la chaîne YouTube Vilebrequin, qui au moment où j’écris ces lignes, a dépassé les 700k abonnés… Ce qui, pour une chaîne automobile francophone, en fait l’une des plus populaires dans son domaine.

Pourtant, les deux créateurs derrière cette chaîne ne sont ni journalistes, ni millionnaires.

En fait, ce sont juste deux types qui présentent des voitures avec humour, donnent des conseils en automobile sans se prendre la tête, et développent des projets un peu fous. (Comme couper le toit d’une Peugeot 106 ou retaper un Fiat Multipla avec un mauvais goût assumé !)

… Et finalement, ça tranche pas mal avec toutes les grosses chaînes d’automobile habituelles, qui en comparaison, sont presque toujours (trop) sérieuses.

Les mecs derrière Vilebrequin ne se sont pas dits : « On ne peut pas percer parce qu’on n’a pas de collection de voitures de luxe ou de carte de presse… »

(Non, franchement, ils ne sont pas du genre à se laisser embêter par ce genre de problèmes…)

À la place, ils ont juste décidé de proposer autre chose, avec les moyens qui étaient à leur disposition… (À savoir quasiment rien du tout.)

Ils ont persévéré.

Et le public a fini par adhérer. (À tel point que d’ici quelques mois, ils deviendront sans doute la plus grosse chaîne YouTube dédiée à l’automobile en France.)

Étape n°2 : Transformer tes propres points faibles en points forts

De la même façon qu’il ne faut pas croire que les avantages détenus par tes adversaires sont des facteurs clés du succès…

Tu ne dois pas non plus penser que tes éventuelles faiblesses rendent ta réussite impossible.

Par exemple, quand j’ai voulu lancer ma chaîne YouTube de graphisme, je me suis vite rendu compte que je n’aurais jamais le temps de réaliser des montages vidéos très sophistiqués…

Pourtant, la plupart des tutos sur Photoshop qui cartonnaient proposaient la même mise en forme : de nombreux cuts, plein d’effets vidéo, et des musiques d’ambiance à gogo.

J’ai vite compris que je ne pourrais jamais créer autant de contenus que je le voulais si je devais effectuer tout ce travail.

Alors, j’ai choisi le parti pris inverse : Enregistrer et proposer des tutoriaux bruts, sans cut, ni montage, ni musique de fond.

Et ce qui est génial, c’est que mon audience a carrément accroché à ce format pourtant ultra basique.

En bref, ce qui aurait pu être considéré comme une faiblesse est finalement devenu l’une des marques de fabrique de ma chaîne…

Et à côté de ça, ça m’a aussi fait gagner un temps fou sur la création de mes contenus. 🙂

Le secret de David, c’est l’imagination

J’en arrive maintenant à la conclusion de cet article.

Et je n’ai qu’une seule chose à dire :

Le secret de David, pour transformer une faiblesse en point fort ou un point fort en faiblesse, c’est l’imagination.

En fait, c’est la capacité à voir plus loin que tous les autres…

À identifier des failles là où tout le monde ne voit que des forteresses imprenables…

À utiliser à ton avantage des éléments qui paraissaient inutiles…

Mais j’aime autant te le dire : Cette capacité ne se développe pas comme ça du jour au lendemain.

En vérité, elle est surtout le fruit d’un entraînement quotidien.

C’est pour ça que pour progresser à ce niveau, mon meilleur conseil, c’est de t’entrainer mentalement sur ce seul exercice :

Peu importe la situation dans laquelle tu te trouves, à chaque fois qu’on te présente une faiblesse (la tienne ou celle d’une autre personne), demande-toi comment tu pourrais en faire un avantage décisif.

Et de la même façon, à chaque fois qu’on te présente un adversaire imbattable… Demande-toi en quoi ses forces sont en fait ses plus grandes faiblesses !

C’est un petit jeu qui n’a peut-être l’air de rien…

Et pourtant, je me rends compte qu’avec le temps, il m’a sérieusement aidé à muscler mon mindset. 😉

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Geoffrey Humbert

Je suis Copywriter Indépendant, et j’écris un e-mail par jour pour aider les entrepreneurs à croire en eux.

Cet article a 2 commentaires

  1. Bernard

    Super Geoffrey, merci beaucoup. Clair, simple, humble, honnête et documenté, comme à chaque newsletter (et futurs articles de blog j’en suis sûre). Tes conseils m’aident de faire sauter mes blocages et à m’organiser doucement vers l’entreprenariat. Bonne continuation, au plaisir de te lire.
    L’exemple de David et Goliath est vraiment un point clé dans la stratégie d’élaboration de l’offre/services.

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